L'Afrique investit, sa jeunesse s'exile : le paradoxe du siècle Depuis plusieurs décennies, les États africains, les partenaires techniques et financiers internationaux, les banques de développement et le secteur privé investissent des milliards de dollars dans les infrastructures, l'éducation, l'agriculture, l'énergie et les nouvelles technologies. Des routes sont construites, des universités ouvrent leurs portes, des zones industrielles voient le jour et des plans nationaux de développement se multiplient. Pourtant, un constat demeure : des millions de jeunes Africains continuent de rêver d'Europe, d'Amérique du Nord, du Golfe ou d'ailleurs. Chaque année, des milliers d'entre eux prennent des risques considérables pour quitter leur pays, parfois au péril de leur vie. Pourquoi ce paradoxe persiste-t-il ? Au-delà des infrastructures : la crise des opportunités Le principal problème n'est pas toujours le manque d'investissements, mais leur f...