LA CRISE TAIWANAISE ENTRE MENACE CHINOISE ET POSITION AMERICAINE

 

v  APERCUE DE LA TAIWAN

Autrefois appelée ile de Formose, ou encore l’ile merveilleuse, la Taïwan est peuplée de 23 580 712 habitants au dernier recensement de 2020 sur une surface 35 980 km2. La Taïwan est gouvernée actuellement par la progressiste et indépendantiste TSAI ING WEN qui a décidé de mener le combat de reconnaissance de la Taïwan à l’échelle internationale. 15e rang de PIB par habitant, 22e plus grand système économique du monde, la Taiwan compte 22 grandes villes dont la principale est TAIPEI la capitale. La devise de l’ile étant le nouveau dollars Taiwanais, l’ile est reconnue pour sa modernité et la liberté d’expression qui existe au niveau social. Les taiwanais parlent le mandarin de Taiwan et la le dialecte taiwanais. Reconnue par seulement 12 pays au sein de l’ONU, l’ile est Située à 180 km de la chine continentale, et est classée la 23eme province autonome de la Chine.

 

v  POLITIQUE ETRANGERE 

La politique étrangère de la république de la Chine, dénommée « Taïwan » par de nombreux États1,2, traite des relations entre la république de Chine et les autres pays. La république de Chine est reconnue par 12 des 193 États membres des Nations unies, ainsi que par le Saint-Siège. En plus de ces relations, la république de Chine entretient des relations non officielles3 avec 57 membres de l'ONU via ses bureaux de représentation et consulats. Le passeport taïwanais a des accords d'exemption de visa avec 124 pays et Hong Kong

v  LE PORTUGAL ET LA DECOUVERTE DE LA TAIWAN

Les cultures austronésiennes à Taïwan se développent sans ingérence extérieure majeure jusqu’au début du XVIIe siècle et l’arrivée des Européens.

En 1542, une expédition portugaise en route vers le Japon (sans doute de Fernão Mendes Pinto) aperçut pour la première fois l'île, à 180 km des côtes chinoises. Face aux falaises luxuriantes qui transperçaient l'azur, les marins ne purent que s'exclamer : « Ilha formosa! », « La belle île ! ». Une légende qui explique l'origine du nom qu'on donna à cette terre à l'époque : Formose8.

En 1626, le gouverneur général (espagnol) des Philippines envoya une expédition sous la conduite du capitaine Antonio Carreño, avec le père Bartolomé Martínez, qui avait déjà visité auparavant la côte de la Formose. Cette expédition parcourut la côte de l'île, et mouilla l'ancre dans le port de Keelung, où ils fondèrent la ville de San Salvador, en lui donnant le nom de la fête tous les Saints et en créant en 1632 quelques missions chrétiennes très actives.

Les Hollandais qui entreprennent la colonisation de l’île encouragent la migration chinoise à ses débuts, notamment dans le but de cultiver les terres. Cette migration s'accélère et entraîne un changement irrémédiable pour les populations aborigènes et pour l'avenir de l'île, en particulier à travers le métissage de la population. Zheng Chenggong, plus connu en Occident sous le nom de Koxinga, chasse les Hollandais de Taïwan en 1662 et la migration chinoise continue vers l'île. Pourtant, Zheng Chenggong, fidèle à la dynastie Ming chassée de la gouvernance de la Chine par les Mandchous, puis son fils Zheng Jing considèrent alors surtout Taïwan comme une base arrière en vue de reconquérir la Chine continentale. Les estimations donnent à l'époque des Zheng une population de 100 000 Chinois, contre 50 000 à l’époque des Hollandais, et autant d'aborigènes. Cette migration étant à ses débuts quasi exclusivement masculine, beaucoup de Chinois prendront comme épouses des aborigènes. Taïwan est prise aux Zheng par les Mandchous (dynastie Qing) en 1683 et reste sous son contrôle, jusqu'en 1895. Initialement considérée comme une simple possession chinoise, objet de rébellions fréquentes9, elle devient une province indépendante en 188710. Au début du XIXe siècle, Taïwan compte déjà plus de deux millions de Chinois.

 

v  LA CONTREVERSE DU A LA GUERRE

En 1895, à la suite de la défaite face à l'empire du Japon dans la première guerre sino-japonaise, la Chine signe le traité de Shimonoseki, par lequel elle cède Taïwan ainsi que les îles Pescadores (îles Penghu) au Japon. La Taïwan déclare alors son indépendance en mai 1895 sous le nom de république de Taïwan mais ne résiste que quelques mois, jusqu'en octobre 1895, à la prise de contrôle de l'île par le Japon. La Taïwan fera ainsi partie pendant 50 ans de l’empire colonial japonais qui y pratique une politique d'assimilation. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les troupes japonaises se rendent à l'armée américaine (voir Capitulation du Japon), le (voir Jour de la Rétrocession), et sont alors contraintes de rendre Taïwan et les îles Pescadores à la république de Chine, tout en plaçant ces dernières sous tutelle des États-Unis, ce qui a été confirmé par le traité de San Francisco, signé en 1951 entre les États-Unis et le Japon

 

v  HISTOIRE AVEC LA CHINE

L'île de Taïwan est partiellement conquise par les Mandchous5 de 1683 à 1895 sous la tutelle des Qing, puis cédée au Japon, par le traité de Shimonoseki (1895), à la suite de la première guerre sino-japonaise. Ce pays entreprend le développement de Taïwan, la dotant d'infrastructures importantes. En 1945, à la suite de la capitulation du Japon qui met fin à la Seconde Guerre mondiale, la république de Chine recouvre Taïwan. En 1949, le gouvernement de la république contrôlé par le Kuomintang s'y installe, après avoir perdu la guerre civile contre les communistes en Chine continentale. Cette installation s'accompagne d'un transfert massif de population. En , Hainan est à son tour occupée par l’armée populaire de libération ; la république de Chine ne contrôle alors plus que l'île de Taïwan et quelques autres territoires insulaires plus petits.

La république de Chine occupe le siège de la Chine à l'ONU jusqu'en 1971, date à laquelle la république populaire de Chine la remplace. La république de Chine et la république populaire de Chine revendiquent chacune la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et Taïwan). Dans les faits, Taïwan a une indépendance administrative, politique, diplomatique et militaire par rapport au continent, mais son indépendance n'a jamais été proclamée ni par le gouvernement de l'île, ni par celui du continent. La république populaire de Chine considère Taïwan comme sa 23e province et refuse toute relation diplomatique avec les pays qui reconnaissent la république de Chine. Elle était considérée comme une province de la république de Chine (selon les dispositions de sa constitution d'avant 1949) par le gouvernement de Taïwan jusqu’à la démocratisation du pays dans les années 1990

 

v  LA POSITION DE LA CHINE 

 


Qu'est-ce que la politique de la "Chine unique" ?

Il s'agit d'une reconnaissance diplomatique de la position de la Chine selon laquelle il n'existe qu'un seul gouvernement chinois.

La politique d'une seule Chine est une pierre angulaire des relations entre la Chine et les États-Unis, et la pierre angulaire de la politique et de la diplomatie chinoises.

Bien qu'elles portent le même nom, la politique de la "Chine unique" est différente du principe de la Chine unique, selon lequel la Chine insiste sur le fait que Taïwan est une partie inaliénable de la Chine unique qui sera réunifiée un jour.


 

la visite de la cheffe de la chambre des représentants ,la démocrate Nancy Pelosi à Taïwan a accentué les manœuvres chinoise au larges des cotes taïwanaises , un signe de d'avertissement claire contre toute cessession. certes la tournée de la présidente taïwanaise aux USA et aux pays reconnaissant officiellement la Taïwan ont engrangé la colère.

 

v  LA POSITION DES AMERICAINS 


 

 Si l’administration américaine donne actuellement sa priorité à la guerre livrée par la Russie à l’Ukraine, l’évidence demeure. Taïwan était et reste le véritable dossier sur lequel travaillent activement le président Joe Biden et toute son administration, laissant transparaître un lent mais notable rapprochement des États-Unis avec l’ancienne Formose.

Plusieurs signes probants montrent bien que le président américain entend avertir la Chine du fait que les États-Unis défendraient militairement Taïwan en cas de conflit armé avec les forces militaires chinoises. En cela, les Américains semblent assurés sur les intentions de plusieurs de leurs alliés dans la région. Ces derniers paraissent, eux aussi, déterminés à faire front contre la Chine.

Fait significatif : le 28 septembre, une commission du Sénat américain a adopté un projet de loi intitulé « Taiwan Policy Act of 2022 ». Le texte prévoit un renforcement notable de l’aide militaire américaine à Taïwan ainsi qu’une révision significative de l’approche de Washington sur ce dossier ultra-sensible, la première depuis 1979.

En effet, selon ce projet de loi, « Taïwan sera traité comme s’il était un allié non membre de l’OTAN » en ce qui concerne les aides militaires américaines. « Si ce texte devient une loi, c’est la fin de la politique d’une seule Chine, souligne Robert Daly, directeur du Kissinger Institute on China and the U.S. et ancien diplomate à l’ambassade américaine à Pékin, cité la semaine dernière par le quotidien japonais Nikkei Asia. Nous nous dirigeons assez vite vers des eaux inconnues et toute cette politique doit être complètement redéfinie. Ces forces [chinoises] nous conduisent vers un conflit d’une manière que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir contrôler. Il n’est pas clair que la Chine et les États-Unis puissent trouver une nouvelle base sur laquelle ils pourront entretenir des relations diplomatiques normales. Ce que vous entendez des [diplomates américains] est globalement une frustration sur le fait que la politique d’une seule Chine n’est plus d’actualité. »

Adoptée en 1979 lorsque Washington avait reconnu Pékin, la stratégie dite « d’ambigüité stratégique » laisse volontairement le flou sur ce que feraient les États-Unis en cas d’attaque chinoise contre Taïwan. En même temps, elle s’abstient soigneusement de reconnaître toute souveraineté chinoise sur l’île. Le régime communiste chinois n’a jamais contrôlé Taïwan depuis la fondation de la République populaire.

Mais à quatre reprises récemment, le président américain a indiqué de façon explicite que l’armée américaine apporterait son aide à Taïwan et défendrait l’île en cas de guerre avec la Chine. Considérées dans un premier temps comme une bourde de Joe Biden, âgé de 79 ans, ces déclarations ont ensuite été prises aux sérieux par la classe politique américaine ainsi que par Pékin lorsqu’elles ont été répétées par le président américain.

 

v  INTERVENTION MILITAIRE AMERICAINE POSSIBLE EN CAS D’ATTAQUE

 


Washington maintient historiquement une politique d'"ambiguïté stratégique" à propos d'une éventuelle intervention militaire américaine si Taïwan était attaquée par la Chine. Cette politique vise autant à dissuader la Chine d'envahir Taïwan qu'à empêcher les dirigeants de l'île de provoquer Pékin en déclarant formellement son indépendance. Dans ce cadre, les États-Unis vendent notamment des armes à Taipei, dans le but de se défendre. En septembre dernier, Joe Biden a prévenu que les troupes américaines interviendraient en cas d'attaque de la Chine sur l'île.

La Chine va hésiter avant d'envahir" l'île, car "ce serait un casus belli pour Washington

 Cité , figaro, le monde, l'express

Rédigé par EDOUARD SEDDOH, 

publié le 14 Avril 2023

 

 

 

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